Au Louvre, sculptures, peintures, toutes les femmes nues dans les œuvres se dérobent au regard des visiteurs car elles ne supportent plus les réflexions, voire les attouchements, dont elles sont victimes au quotidien.

Il s’agit donc d’une BD autour de la critique et surtout une réflexion autour du nu dans l’art, aspect que j’ai beaucoup aimé dans l’œuvre. J’ai aimé les poésies des statuts qui se parlent et se répondent. J’ai aimé les anecdotes et petit morceaux d’histoire de l’art à droite à gauche. Quand au reste, c’est simple et bien fait, ça as une structure très habituelle et très « fable », que je trouve efficace, surtout si ce sont des sujets qui ne nous ont jamais rien évoqué auparavant.

Je dirai que cela se sent que l’autrice n’est pas une grande militante, et quand je vois tout les bandeaux pour dire que c’est une « féministe osé », je me dis qu’on as encore beaucoup de travail devant nous. Je suis d’ailleurs assez perplexe sur la « résolution » de tout ça, qui pour moi est une fable gentillette qui pousse pas plus que ça à la réflexion. Qui fait croire que la nudité des hommes pourrait ré-égalisé le problème alors qu’on nous as expliqué en long et large tout les tenant et aboutissant du nue féminin. C’est une question de regards de la société, et la nudité n’empêche aucunement des geste déplacés ou des regards lubrique, sans parler de la présence d’enfant entouré d’homme nu, je comprend bien que l’œuvre se veut un peu « fable » et absurde mais… bref.

Pour dire, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un homme auteur, encore plus en lisant la postface qui parle de sa fille, a aucun moment elle ne donne l’impression d’être concerné par le sujet, ça m’a laissé vraiment perplexe. J’ai aussi trouvé cela très moyen de dire « je me suis renseigné, j’ai lu et écouté pleins de choses mais je vais pas vous assommer avec tout ça »… Alors certes ça cite les couilles sur la table et Vénus s’épilait elle la chatte (très bon podcast sur l’histoire de l’art je recommande évidemment), mais s’il y avait d’autres sources, et d’autant plus du travail de femmes, peut être aurait valu la peine de les mettre en avant (et non pas de les invisbilisé lol)

Bref. Pas mauvais, mais bon.